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Partout au Canada et au-delà, les bénévoles de Loran représentent un large éventail de leaders du secteur communautaire et du monde des affaires : éducateur·trice·s, entrepreneur·e·s, champion·ne·s du secteur à but non lucratif, fonctionnaires et professionnel·le·s issu·e·s des domaines des sciences, de la médecine, du droit, des arts et du commerce. Chaque année, des évaluateur·trice·s dévoué·es et des bénévoles chargé·e·s des entrevues apportent leur expérience unique en matière de leadership fondé sur des valeurs à l’un des processus de sélection de bourses d’études de premier cycle les plus rigoureux du pays. Ces personnes endossent un rôle atypique qui ne consiste pas seulement à examiner les candidatures, mais aussi à repérer les qualités intangibles qui révèlent le potentiel exceptionnel d’une jeune personne à exercer un leadership intègre et tourné vers la communauté.

Les bénévoles de Loran conviennent qu’il n’y a pas qu’une seule façon d’être un·e « bon·ne » Boursier·ère Loran et que la démonstration du caractère, de l’engagement et du leadership est propre à chaque personne. Ces personnes reconnaissent qu’un leadership efficace et inspirant peut prendre de nombreuses formes, qu’il s’agit davantage d’une conduite que d’un poste, et que, par conséquent, le potentiel de leadership ne peut se mesurer uniquement à l’aune d’une liste d’activités, de distinctions et de réalisations. 

Grâce à une observation attentive, à des questions pertinentes et à un dialogue constructif, les évaluateur·trice·s et les intervieweur·euse·s contribuent à mettre en lumière les histoires et les motivations qui se cachent derrière les réalisations des candidat·e·s : le courage qui anime des choix discrets, l’empathie qui guide les gestes quotidiens et l’intégrité qui aide les jeunes à bâtir des communautés plus fortes. 

Nous avons demandé à trois bénévoles aux sélections Loran de nous faire part de leurs réflexions sur certaines des qualités et valeurs les plus intangibles qui les aident à repérer les candidat·e·s qui laissent entrevoir un potentiel de leadership authentique et exceptionnel.

Pour Bineta Ba, directrice des partenariats et du développement international à la Fondation Marcelle et Jean Coutu à Montréal, dont le travail vise à améliorer l’accès aux soins de santé, à l’éducation et au développement des jeunes en Afrique et en Haïti, cette étincelle réside souvent dans l’authenticité.

« Au-delà des réalisations, ce qui me guide beaucoup est l’authenticité… lorsqu’il y a de la cohérence et de la réflexion derrière les choix. »

D’après son expérience, le « facteur Loran » ressort lorsque l’humilité et l’ambition coexistent : lorsqu’une jeune personne n’est pas motivée par le désir d’impressionner, mais par une volonté sincère d’apporter sa contribution. « Le “facteur Loran” apparaît lorsqu’une personne allie humilité et ambition… non seulement par ce qu’elle fait, mais par les raisons qui la motivent. »

Elle se souvient de moments où le leadership s’est manifesté en toute discrétion. Par exemple, un·e candidat a reconnu la générosité dont sa communauté avait fait preuve à son égard et exprimé son désir sincère de redonner. Bineta souligne que la manifestation d’un sentiment de responsabilité motivé par un objectif est souvent un indicateur clair d’intégrité.

« C’est aussi le courage de sortir des sentiers battus, d’aller au-delà du confort de ce qui est connu ou convenu. Il ne s’agit pas nécessairement d’être révolutionnaire, mais plutôt d’agir avec sincérité et conviction pour contribuer, à sa façon, à embellir un peu — ou beaucoup — notre monde. »

Andrea Vagianos, figure de longue date du monde artistique et ancienne directrice générale du Tarragon Theatre, est aujourd’hui conseillère artistique. Au cours de sa carrière, elle a également siégé à un grand nombre de conseils d’administration dans le domaine des arts et de comités d’évaluation par les pairs. Plus récemment, elle a siégé au sein du comité du théâtre du Conseil des Arts de Toronto.

Elle confie : « Je suis toujours impressionnée par les réponses sincères et réfléchies. La confiance en soi est importante, mais ce qui me touche particulièrement, c’est de voir qu’un·e candidat·e réfléchit à la question qui lui est posée, montrant ainsi qu’il ou elle est conscient·e que la vie est un apprentissage permanent pour lequel il ou elle n’a peut-être pas toutes les réponses. »

Andrea a également été frappée par les preuves d’un engagement durable. Elle se souvient avoir rencontré un·e candidat·e qui, après avoir mis ses compétences à disposition d’une petite entreprise locale, a continué à prendre de ses nouvelles bien après que le besoin initial eut été comblé, offrant ainsi un exemple discret mais éloquent d’engagement communautaire durable.

Ilakkiyan Jeyakumar (2016), ancien Boursier Loran, est ingénieur en recherche et développement chez Biohub à San Francisco, où il conçoit des instruments novateurs destinés à accélérer la recherche fondamentale et met au point des technologies de diagnostic à faible coût au service de la santé mondiale. La fin de semaine, il fait du bénévolat pour venir en aide aux populations vulnérables. 

En repensant à sa propre expérience aux sélections en tant que Boursier Loran, Ilakkiyan a déclaré : « Cela m’a marqué à jamais, et les conversations et les réflexions issues de cette expérience me reviennent encore à l’esprit aujourd’hui. J’espère pouvoir transmettre à mon tour une étincelle d’inspiration similaire, tout comme l’ont fait pour moi, il y a des années, les membres du comité de sélection et les bénévoles. »

Pour cet ancien boursier devenu bénévole aux sélections, les valeurs intangibles des Boursier·ère·s Loran sont indéniables lorsqu’elles sont présentes. « De temps à autre, on voit des candidat·e·s qui sont animé·e·s d’une volonté manifeste de voir le monde tel qu’il est et de le rendre tel qu’il devrait être. Cette attitude s’accompagne souvent d’une humilité sincère et d’une motivation innée à entraîner les autres dans leur sillage. »

Pour Ilakkiyan, un leadership intègre se traduit par des actions réfléchies et tournées vers la communauté, celles qui découlent d’une combinaison unique de clairvoyance et d’ambition, et qui ne sont pas motivées par un intérêt personnel, mais par « la pérennité, la longévité et l’amélioration d’une communauté ». 

Par leur participation au processus de sélection de Loran, les bénévoles susmentionné·e·s incarnent précisément le type d’action visant à renforcer la communauté décrit par Ilakkiyan. Un point commun se dégage de chacune de leurs perspectives : les Boursier·ère·s Loran ne se définissent pas par leurs réalisations, mais par leurs approches et leurs motivations. Ces jeunes démontrent une cohérence fondamentale entre leurs valeurs, leurs intentions et leurs actes, qui témoigne de leur capacité à diriger avec intégrité et à servir avec détermination. Les bénévoles de Loran mettent eux aussi en pratique cet engagement exceptionnel à diriger en accord avec des valeurs et des objectifs qui leur sont propres. À chaque étape du processus de sélection de Loran, les bénévoles s’engagent à venir en aide, animé·e·s par la conviction commune qu’il faut soutenir les jeunes prêt·e·s à relever le défi de bâtir un monde meilleur. Nous tenons à exprimer notre gratitude aux quelque 800 personnes, dont 127 mentor·e·s, pour le rôle essentiel qu’elles ont joué dans la reconnaissance du potentiel inexploité et l’infléchissement de la trajectoire de vie de ces jeunes.

En mars, nous avons annoncé la classe de 2026 et les communautés de tout le pays, y compris les médias français et anglais, célèbrent la nouvelle cohorte. Voici l’actualité ci-dessous :

Partout au Canada, la participation civique des jeunes se situe à un creux alarmant. Lors des élections fédérales de 2021, moins de la moitié des électeur·trice·s de 18 à 24 ans inscrit·e·s ont voté, comparativement aux trois quarts des personnes inscrit·e·s âgé·e·s de 65 à 74 ans (source). Grace Lowes (2016) et Lily Bateman (2017), deux anciennes Boursières Loran, ne pouvaient plus fermer les yeux sur cette tendance inquiétante et ont décidé de passer à l’action.

Leurs parcours universitaires et professionnels ne sont pas directement axés sur la politique. Grace est étudiante en troisième année de droit à l’école Osgoode Hall. Elle effectue actuellement un stage auprès de la Première Nation des Chippewas de Rama dans le cadre du programme intensif sur les terres, les ressources et la gouvernance autochtones de son école. Lily est une développeuse principale d’infrastructures d’IA qui travaille dans le secteur de la cybersécurité et qui est également bénévole au sein de Gouvernance et Sécurité de l’IA Canada. Comme bien des Boursier·ère·s Loran, Grace et Lily sont résolues à cerner les défis auxquels sont confrontées leurs communautés et à s’efforcer de trouver, ou de créer, des solutions efficaces.

Ensemble, elles ont fondé Action Pact, un programme visant à aider les jeunes Canadien·ne·s à mieux comprendre le fonctionnement de la démocratie et la manière dont leur participation peut la façonner. Elles ont commencé par se poser une question simple, mais importante : Pourquoi est-ce que tant de jeunes se sentent déconnecté·e·s du domaine civique?

« Les responsables politiques ne voient pas l’intérêt de séduire le jeune électorat, car il ne se rend pas aux urnes, explique Grace. Les jeunes ne votent pas, ne vont pas aux réunions publiques et n’écrivent pas à leurs député·e·s. Les décisionnaires sont sensibles aux indicateurs, et la participation est mesurable. » Le problème était clair : lorsque la participation des jeunes est faible, leurs priorités sont moins prises en compte. Lorsque les jeunes ont le sentiment de ne pas être entendu·e·s, leur participation diminue encore davantage. Action Pact a été créé pour briser ce cercle vicieux.

En tant que bénéficiaire d’une subvention GLocal, Action Pact vise à toucher les jeunes à un moment charnière de leur vie : les années qui précèdent et suivent leur accession au droit de vote. Plutôt que de se concentrer sur l’acte de voter, le programme explore l’écosystème de la participation civique dans son ensemble. Il explique quand et comment communiquer avec ses élu·e·s, en plus de s’intéresser à la manière dont les systèmes politiques traduisent les votes en décisions.

La création d’Action Pact a amené Grace à réfléchir à sa propre expérience. Elle se demande souvent ce qui aurait pu l’inciter à s’engager dans le domaine civique lorsqu’elle était adolescente. La mise au point de ce programme leur a permis, à Lily et à elle, de créer une ressource à laquelle elles auraient aimé avoir accès à l’époque et de la mettre à la disposition des jeunes d’aujourd’hui.

Cette année, elles ont présenté Action Pact lors de la fin de semaine des sélections nationales de Loran, où elles ont animé un atelier à l’intention de finalistes et de Boursier·ère·s Loran de tout le pays. L’atelier portait sur le fonctionnement des institutions civiques, l’importance de la participation et les domaines où les jeunes peuvent exercer une influence.

Dans le cadre de cet atelier interactif allant au-delà d’une simple incitation au vote, les personnes participantes ont découvert les rouages de l’engagement démocratique. Elles ont pris part à un exercice de simulation d’une campagne électorale, certaines jouant le rôle de candidat·e·s représentant des partis politiques fictifs et d’autres celui d’électeur·trice·s qui votaient ou non. 

Les candidat·e·s circulaient dans la salle pour discuter de diverses questions, comme le climat, la biodiversité, le logement et l’éducation. La dynamique est apparue rapidement. Instinctivement, les candidat·e·s ont consacré plus de temps à échanger avec les électeur·trice·s qui votaient, ce qui reflète les facteurs qui régissent les campagnes électorales dans la réalité. Les personnes participantes ont tout de suite remarqué la différence.

« Nous avons discuté de la différence de traitement entre les électeur·trice·s qui votaient ou non », a déclaré l’une des personnes participantes. « Les électeur·trice·s qui votaient ont clairement fait l’objet d’une attention accrue, et je pense que cela illustre très bien le fonctionnement du système. »

L’atelier s’est également penché sur le fonctionnement des institutions civiques canadiennes. Des responsabilités des gouvernements municipaux, provinciaux et fédéral au fonctionnement du scrutin majoritaire à un tour, Grace a souligné qu’il était essentiel de bien comprendre ces principes fondamentaux pour favoriser une participation constructive. « Si l’on ne sait pas de quel ordre de gouvernement relève une question, il est très difficile de défendre ses intérêts », a-t-elle déclaré aux personnes participantes.

Le duo a également mis au point un prototype d’outil appelé ActiVote, conçu pour aider les utilisateur·trice·s à faire le lien entre leurs priorités politiques et les candidat·e·s de leur circonscription. Les utilisateur·trice·s classent par ordre d’importance diverses questions, comme le logement, le climat, l’emploi et la santé. L’outil indiquer ensuite les candidat·e·s dont les programmes correspondent le mieux à ces priorités, tout en mettant en évidence les enjeux stratégiques auxquels les électeur·trice·s sont parfois confronté·e·s dans leur circonscription. L’objectif est de fournir au jeune électorat l’information dont il a besoin pour faire des choix éclairés.

Grace et Lily ont constaté un manque de participation civique chez les jeunes Canadien·ne·s et, plutôt que de baisser les bras, elles ont décidé de créer quelque chose qui pourrait contribuer à changer la donne. Cette initiative illustre une caractéristique fondamentale des Boursier·ère·s Loran : lorsque ces jeunes cernent des défis auxquels sont confronté·e·s les Canadien·ne·s, leur réaction est d’y remédier et d’y répondre avec curiosité, dans un esprit de collaboration et par des actions concrètes afin de faire bouger les choses. Ce faisant, ces jeunes incarnent la vision de la Fondation Boursiers Loran, qui consiste à former une population plus engagée sur le plan civique pour l’avenir du Canada, et démontrent que le véritable leadership ne réside pas dans un poste, mais dans la pratique quotidienne qui consiste à inspirer, à agir et à motiver notre entourage.

Le mois dernier, 90 étudiant·e·s des quatre coins du Canada se sont réuni·e·s à Toronto pour la fin de semaine des sélections nationales de Loran, dans l’espoir d’être nommé·e·s Boursier·ère·s Loran 2026. Parmi ces 90 finalistes, dont chacun·e a fait preuve d’une grande force de caractère, d’un profond engagement à venir en aide et d’un potentiel de leadership exceptionnel, 36 ont été sélectionné·e·s.

Ces jeunes aux qualités exceptionnelles ont été choisi·e·s parmi plus de 5 400 candidatures. Nous avons regardé au-delà des résultats scolaires et repéré des étudiant·e·s qui avancent résolument vers leur but et s’engagent à redonner à la société. Depuis octobre dernier, les candidat·e·s ont participé à un solide processus de sélection national composé d’essais, de candidatures vidéo et d’entretiens Zoom menés par 400 bénévoles. L’ultime étape de ce processus a réuni les finalistes à Mississauga pour la fin de semaine des sélections nationales. Il s’agit d’une expérience rigoureuse, mais enrichissante, qui offre à chaque participant·e l’occasion de grandir, de réfléchir et de créer des liens avec d’autres jeunes à l’esprit communautaire. Voici ce qu’en dit une boursière : « Lors des sélections nationales, j’ai vécu l’expérience la plus fantastique de toute ma vie. C’était incroyable de faire partie de ce groupe. Je n’avais jamais participé à rien de tel! »

Être sélectionné·e comme Boursier·ère Loran 2026, c’est le début d’un nouveau parcours de croissance personnelle, d’inspiration, de défi et de transformation qui durera toute une vie. Provenant de 32 communautés canadiennes différentes—de Nelson en Colombie-Britannique, à Yellowknife dans les Territoires du Nord-Ouest, en passant par King’s Point à Terre-Neuve-et-Labrador, et bien d’autres localités encore—ces jeunes affichent des qualités et des réalisations qui leur sont propres. Mais ce qui les unit en tant que Boursier·ère·s Loran, c’est la volonté et le courage de remettre en question le statu quo, une capacité à collaborer pour susciter des changements concrets et une détermination à améliorer leurs communautés, que ce soit à l’échelle locale ou mondiale.

Voici un aperçu de ce qui distingue la nouvelle cohorte d’étudiant·e·s : Une boursière s’engage auprès de sa communauté, tant sur le terrain qu’en vol, en servant de mentore à d’autres cadet·te·s de l’Air aspirant aussi à obtenir leur licence de pilote et en tant que bénévole au sein du service d’incendie local; un autre apporte une perspective autochtone aux Instituts de recherche en santé du Canada; un autre, gymnaste expert en culbute acrobatique, œuvre à promouvoir l’inclusivité de genre dans le monde de la gymnastique; une autre, réagissant au désengagement croissant des jeunes dans le mouvement de lutte climatique, organise et anime un événement visant à les mobiliser et à faire entendre leur voix; et un autre, enfin, a mis au point une méthode non invasive qui fait appel à des interfaces cerveau-ordinateur pour aider les personnes paralysées à retrouver leurs capacités motrices. Le leadership dont font preuve les 36 Boursier·ère·s Loran de cette année nous permet d’espérer que le Canada connaîtra la prospérité si on soutient les jeunes animé·e·s de telles valeurs pour les aider à imaginer, à explorer et à bâtir un avenir meilleur.

La Bourse Loran offre à ces étudiant·e·s incroyables une rampe de lancement pour libérer leur potentiel et leur donner les moyens d’apporter des changements positifs dans leur communauté. Durant quatre ans, les Boursier·ère·s Loran auront droit à un programme d’enrichissement du leadership exhaustif, à diverses occasions d’apprentissage expérientiel, à de l’aide financière pour leurs études de premier cycle et à un réseau de pairs et de mentor·e·s animé·e·s par des valeurs comme il n’en existe nulle part ailleurs au pays. Offerte en partenariat avec 25 universités canadiennes, il s’agit d’une bourse évaluée à plus de 100 000 dollars.

La classe de 2026

Sougui Abakar
Thorold SS
St. Catherine’s, ON

Anisa Abduhamedova
Britannia SS
Vancouver, BC

Annice Adams
McKinnon Park SS
Caledonia

Umayeer Ahsan
Bloor Collegiate Institute
Toronto, ON

Yousef al Mohamad
College Churchill HS
Winnipeg, MB

Moriah Aladejebi
Sackville HS
Lower Sackville, NS

Ala’ Alaiwah
Rutland Senior SS
Kelowna, BC

Léo Babineau
École Sainte-Anne
Fredericton, NB

Yasmine Ben Arous
Cégep Vanier
Montréal, QC

Anushka Bist
Oakridge SS
London, ON

Kate Blanchard
Valmont Academy
King’s Point, NL

Anna Brozek
Lockview High School
Fall River, NS

Madison Davey
Assumption College School
Six Nations of the Grand River, ON

Kaia Fitz-Earle
LV Rogers SS
Nelson, BC

Nathan Froebe
Carman Collegiate
Homewood, MB

Emily Gustus
Tisdale Middle and SS
Tisdale, SK

Ryan Hillier
Saint Malachy’s Memorial HS
Saint John, NB

Nimisciw Hills
Argyle Secondary
North Vancouver, BC

Finn Johnson
H.A. Kostash
Smoky Lake, AB

Timo Joubert
UWC Atlantic
Montréal, QC

Nathan Kashira
Kingston Secondary School
Kingston, ON

Hector Loiselle
Lo-Ellen Park SS
Greater Sudbury, ON

Allanah Masiglat
Glovertown Academy
Glovertown, NL

Leah McShane
École Sir John Franklin HS
Yellowknife, NT

Tessa Muddle
Strathcona Composite HS
Edmonton, AB

Lily O’Neil
Leo Hayes HS
Fredericton, NB

Kayla Okada
Nanaimo District SS
Nanaimo, BC

George Rayal
Collège Jean-de-Brébeuf
Montréal, QC

Cai Roberts
Campion College HS
Kingston, Jamaica

Bazyl Rudnicki
Middleton Regional HS
Middleton, NS

Harishvin Sasikumar
Mission SS
Mission, BC

Ibrahim Shaaban
Earl Marriott SS
Surrey, BC

Aayushi Sharma
Rossburn Collegiate
Rossburn, MB

Abeera Wasif
Bassano School
Bassano, AB

Chris Williams
Brebeuf College
Toronto, ON

Jin Lu Yu
Richmond Hill HS
Richmond Hill, ON

Le mois dernier, nous avons annoncé les 90 jeunes exceptionnels qui ont été sélectionnés comme finalistes Loran 2026, et les communautés de partout au Canada célèbrent leurs réalisations, de Surrey (C.-B.) à Yellowknife (T.N.-O.), en passant par Halifax (N.-É.) et au-delà. Vous trouverez ci-dessous une sélection des articles de presse publiés récemment :

La Fondation Boursiers Loran croit fermement que la clé d’un avenir meilleur consiste à outiller les jeunes animé·e·s par des valeurs et prêt·e·s à relever le défi de laisser le monde en meilleur état qu’actuellement. Nous avons donc regardé au-delà des résultats scolaires et repéré des étudiant·e·s qui avancent résolument vers leur but : des jeunes qui font preuve d’une grande force de caractère, d’un profond engagement à venir en aide et d’un exceptionnel potentiel de leadership.

En février, 90 étudiant·e·s déterminé·e·s à opérer des changements positifs se rassembleront à Toronto, en tant que finalistes Loran, à l’occasion de nos sélections nationales. Ces jeunes aux qualités exceptionnelles se sont distingué·e·s parmi plus de 5 400 candidat·e·s à la Bourse Loran 2026. Seules 1,6 % des candidatures ont atteint cette étape, et pas plus de 36 de ces étudiant·e·s deviendront officiellement Boursier·ère·s Loran en mars. 

Cette année, les finalistes arriveront à Toronto en provenance de tous les coins du pays, de Nanaimo (Colombie-Britannique) à Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest) en passant par Glovertown (Terre-Neuve-et-Labrador), certain·e·s quittant leur communauté ou prenant l’avion pour la première fois. Du 20 au 22 février, les finalistes participeront à un programme transformateur composé d’ateliers sur le leadership et d’entrevues visant à élargir leurs perspectives. Il s’agit d’une expérience exigeante, mais très enrichissante, qui leur donne la chance de grandir, de réfléchir et de nouer des liens avec d’autres jeunes animé·e·s du même esprit d’engagement communautaire. 

Chaque candidat·e est unique, mais uni·e aux autres par une même détermination à rendre le monde meilleur. Voici quelques exemples de façons dont les finalistes ont déjà amélioré et continuent d’améliorer leurs communautés : 

  • Lancement d’un camp d’été gratuit pour encourager les filles et les jeunes femmes à jouer au soccer.
  • Fondation d’une organisation à but non lucratif dirigée par des jeunes pour créer des liens entre des étudiant·e·s et plus de 500 personnes âgées, au moyen d’événements intergénérationnels.
  • Création d’un vestiaire gratuit à l’école, volontairement géré comme une friperie afin de lutter contre la stigmatisation liée aux articles donnés.
  • Mise au point d’une nouvelle interface cerveau-ordinateur non invasive qui traduit les pensées en mouvements chez les personnes paralysées. 
  • Participation à des initiatives d’IA éthique, d’éducation des utilisateur·trice·s et de protection des enfants sur TikTok au sein du Conseil mondial des jeunes de TikTok pour représenter le Canada.
  • Cofondation du comité jeunesse de l’Upper Bayang Cultural & Development Association, qui organise avec d’autres jeunes des soirées de conte, des barbecues communautaires et des célébrations de fêtes.

Il faut énormément de dévouement et de diligence pour réduire à seulement 36 Boursier·ère·s Loran un si grand bassin de candidat·e·s ayant autant de potentiel. La fin de semaine des sélections nationales est la dernière étape d’un processus de sélection approfondi qui s’est déroulé partout au pays, grâce au travail de centaines d’évaluateur·trice·s et d’intervieweur·euse·s bénévoles qui incarnent aussi les qualités de caractère, d’engagement et de leadership que nous recherchons chez les candidat·e·s. 

Offerte en partenariat avec 25 universités canadiennes, la Bourse Loran est la seule bourse du genre au Canada. Les jeunes choisi·e·s pour devenir Boursier·ère·s Loran profiteront d’un programme d’enrichissement du leadership d’une durée de quatre ans, d’aide financière pour leurs études de premier cycle sous forme de dispense de frais de scolarité et d’une allocation de subsistance, de diverses occasions d’apprentissage expérientiel, de mentorat individuel auprès de leaders du secteur communautaire ou du monde des affaires, de réunions de boursier·ère·s et d’une communauté durable de pairs, d’ancien·ne·s boursier·ère·s et de partenaires d’un océan à l’autre.

Les finalistes qui ne sont pas nommé·e·s Boursier·ère·s Loran sont admissibles à une bourse des finalistes Loran ponctuelle de 6 000 $, valide dans toutes les universités canadiennes. À la fin des entrevues des demi-finalistes, 70 étudiant·e·s qui se sont démarqué·e·s à cette étape ont reçu une bourse provinciale/territoriale Loran ponctuelle de 3 000 $. Au total, nous investirons près de 4 millions $ auprès de 160 étudiant·e·s partout au Canada cette année.Regroupant plus de 700 personnes, la communauté des ancien·ne·s Boursier·ère·s Loran forme un écosystème diversifié de leaders inspiré·e·s qui repoussent les limites de nombreux domaines, dont la technologie, l’art, le droit, la science, l’éducation et les finances.

En outre, neuf Boursier·ère·s Loran ont travaillé comme auxiliaire juridique à la Cour suprême et 25 ont reçu une bourse Rhodes. Bien que leur travail couvre une multitude de secteurs et de disciplines, les ancien·ne·s Boursier·ère·s Loran continuent de partager et de respecter les valeurs fondamentales de Loran : caractère, engagement et leadership. Malgré leurs parcours variés, les Boursier·ère·s Loran demeurent uni·e·s par un même engagement à vie, celui de laisser les choses en meilleur état qu’actuellement. Pour en savoir plus sur l’impact des ancien·ne·s Boursier·ère·s Loran, lisez ceci et ceci.

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Personne-ressource pour les médias
Danielle Jasniewski, Responsable de l’engagement communautaire et des communications
danielle.jasniewski@loranscholar.ca

Les finalistes Loran de 2026

Kenley Abakabawakow
De La Salle College
Toronto, ON

Sougui Abakar
Thorold Secondary School
St. Catharines, ON

Anisa Abduhamedova
Britannia Secondary School
Vancouver, BC

Annice Adams
McKinnon Park Secondary School
Caledonia, ON

Umayeer Ahsan
Bloor Collegiate Institute
Toronto, ON

Joy Akinkunmi
Charles P Allen High School
Bedford, NS

Yousef Al Mohamad
College Churchill High School
Winnipeg, MB

Moriah Aladejebi
Sackville High School
Lower Sackville, NS

Alaa Alaiwah
Rutland Senior Secondary
Kelowna, BC

Daniela Attedjro
J.L. Ilsley High School
Halifax, NS

Léo Babineau
École Sainte-Anne
Fredericton, NB

Shaey Beardmore
Kelowna Secondary School
Kelowna, BC

Yasmine Ben Arous
Cégep Vanier
Montréal, QC

Anushka Bist
Oakridge Secondary School
London, ON

Kate Blanchard
Valmont Academy
King’s Point, NL

Story Blottner
F.H. Collins Secondary School
Whitehorse, YT

Anna Brozek
Lockview High School
Fall River, NS

Sophia Bunten
Holy Trinity Catholic Secondary School
Cornwall, ON

Andrew Cull
Timiskaming District Secondary School
Temiskaming Shores, ON

Madison Davey
Assumption College School
Six Nations of the Grand River, ON

Mofe David
Institut collégial Vincent Massey Collegiate
Winnipeg, MB

Aisha Elbokl
West Carleton Secondary School
Kanata, ON

Emily Esperanzate
Nicholson Catholic College
Belleville, ON

Noah Faour-Charpentier
Collège André-Grasset
Laval, QC

Kaia Fitz-Earle
LV Rogers Secondary School
Nelson, BC

Nathan Froebe
Carman Collegiate
Homewood, MB

Eva Gagosz-Faure
École secondaire catholique Franco-Cité
Ottawa, ON

Alexandra Gauthier
Iroquois Falls Secondary School
Matheson, ON

Arden Giles
Esquimalt High School
Victoria, BC

Jessica Gill
Turner Fenton Secondary School
Brampton, ON

Ray Gingras
King’s-Edgehill School
Horseshoe Valley, ON

Nazifa Gosla
Lincoln M. Alexander Secondary School
Malton, ON

Isha Goyal
Renert School
Calgary, AB

Jeremy Green
Kennebecasis Valley High School
Quispamsis, NB

Sania Grewal
Westmount Charter School
Chestermere/Calgary, AB

Simona Grignano
Holy Name of Mary College School
Woodbridge, ON

Emily Gustus
Tisdale Middle and Secondary School
Tisdale, SK

Darya Heynen
École Secondaire Publique De La Salle
Ottawa, ON

Ryan Hillier
Saint Malachy’s Memorial High School
Saint John, NB

Nimisciw Hills
Argyle Secondary
North Vancouver, BC

Renji Jenkins
Cégep Garneau
Québec, QC

Finn Johnson
H.A. Kostash
Smoky Lake, AB

Timo Joubert
United World College of the Atlantic
Montréal, QC

Nathan Kashira
Kingston Secondary School
Kingston, ON

Norah Kenward-Richard
École Alpha Secondary School
Burnaby, BC

Tami Krishnan
Anderson Collegiate Vocational Institute
Whitby, ON

Victoria Lee
Burnaby Mountain Secondary School
Burnaby, BC

Emilie Leis
École Secondaire Étienne-Brûlé
Toronto, ON

Tianyu Lin
Vincent Massey Secondary School
Windsor, ON

Hector Loiselle
Lo-Ellen Park Secondary School
Greater Sudbury, ON

Vanshika Manan
John Abbott College
Montréal, QC

Isabelle Martel
Innisdale Secondary School
Barrie, ON

Allanah Masiglat
Glovertown Academy
Glovertown, NL

Liam McNally
Souris Regional High School
Souris, PE

Leah McShane
École Sir John Franklin High School
Yellowknife, NT

Tessa Muddle
Strathcona Composite High School
Edmonton, AB

Areej Mustafa
Colonel By Secondary School
Ottawa, ON

Salini Nathan
Bloor Collegiate Institute
Toronto, ON

Melissa Njinga Nkuikeum
École Secondaire Catholique Sainte-Famille
Brampton, ON

Lily O’Neil
Leo Hayes High School
Fredericton, NB

Victoria Oduntan
J Lloyd Crowe Secondary School
Trail, BC

Kayla Okada
Nanaimo District Secondary School
Nanaimo, BC

Ifechi Okwuagwu
St. Thomas Aquinas Catholic Secondary School
Oakville, ON

Hanif Oyewole
Glenlawn Collegiate Institute
Winnipeg, MB

Raphaël Payant
Cégep Champlain St. Lawrence
Québec, QC

Elle Viktoria Peters
École secondaire Mosaïque
East Lawrencetown, NS

George Rayal
Collège Jean-de-Brébeuf
Montréal, QC

Jude Renaud
École secondaire catholique E. J. Lajeunesse
Windsor, ON

Wake Roadhouse
École Secondaire Lacombe Composite High School
Lacombe, AB

Cai Roberts
Campion College High School
Kingston, Jamaica

Aiden Rothmund
Grandview Heights Secondary
Surrey, BC

Bazyl Rudnicki
Middleton Regional High School
Middleton, NS

Harishvin Sasikumar
Mission Secondary School
Mission, BC

Rowan Seahra
Fredericton High School
Fredericton, NB

Ibrahim Shaaban
Earl Marriott Secondary School
Surrey, BC

Aayushi Sharma
Rossburn Collegiate
Rossburn, MB

Tanishka Sharma
Notre Dame Catholic Secondary School
Pickering, ON

Afrukhta Siddique
Walter Murray Collegiate
Saskatoon, SK

Amine Tahiri
Champlain College Saint-Lambert
Chambly, QC

Eric Tanase
Collège Jean-de-Brébeuf
Montreal, QC

Vincent Vallée
Cégep de Sherbrooke
Sherbrooke, QC

Eric Wang
St. Theresa of Lisieux Catholic High School,
Richmond Hill, ON

Zitong Wang
Lower Canada College
Montreal, QC

Abeera Wasif
Bassano School
Bassano, AB

Isabella Wen
R E Mountain Secondary School
Langley, BC

Chris Williams
Brebeuf College
Toronto, ON

Georgia Wiseman
Corner Brook Regional High
Corner Brook, NL

Aeris Wren
Crofton House School
Vancouver, BC

Jin Lu Yu
Richmond Hill High School
Richmond Hill, ON

Kayenat Zaidi
Western Canada High School
Calgary, AB

Le bénévole et donateur Loran John Kelleher, qui réside à Brandon, au Manitoba, met son temps et son expertise au service de l’engagement pour défendre les intérêts de sa communauté et la conservation de l’environnement, et pour mobiliser ses concitoyen·ne·s du Canada.

Depuis son entrée au conseil d’administration de Polar Bears International (PBI) en 2014, John a défendu sans relâche la conservation de l’Arctique. Après trois ans à la présidence du conseil, c’est à titre d’ambassadeur qu’il continue à faire avancer la mission de PBI : faire progresser la sensibilisation et les actions fondées sur la science pour lutter contre les changements climatiques. Son leadership aidera PBI à rester une voix de confiance dans le monde afin de protéger les ours polaires et leur habitat.

C’est l’engagement de John au développement du leadership qui l’a mené vers la Fondation Boursiers Loran, orienté par une personne qu’il connaissait et qui lui a parlé avec enthousiasme de la mission de Loran. L’approche unique et holistique de Loran, qui vise à repérer et à encourager des jeunes montrant un potentiel de leadership, lui a immédiatement plu. Séduit par l’importance que donne la Fondation au caractère, à l’intégrité et à l’engagement plutôt qu’aux accomplissements, John s’est joint à la communauté Loran et y contribue de plusieurs manières. En tant que mentor, bénévole et donateur dont la contribution a entièrement financé la bourse de Katie Yu (2024) d’Iqaluit (Nunavut), il a observé et fait l’expérience du pouvoir d’investir dans les jeunes qui dirigent avec détermination.

Ce que John trouve le plus important dans son soutien à Loran, c’est de voir l’impact concret de chaque boursier·ère, ainsi que celui de la force collective de ces jeunes qui allient intelligence et empathie, mais aussi ambition et engagement. Selon lui, c’est « un privilège d’aider à bâtir cette communauté de personnes qui changent vraiment les choses. »


La Fondation Boursiers Loran : Vous avez généreusement et entièrement financé la bourse d’une Boursière Loran. Qu’est-ce qui vous a motivé à faire ce don important à Loran?

John Kelleher : Financer un·e boursier·ère est une façon significative de redonner à la communauté sur le long terme. J’aime particulièrement le programme Loran parce qu’il se concentre sur le caractère, la détermination et l’engagement communautaire. Ce sont des qualités que j’ai recherchées chez chaque personne que j’ai embauchée ou mentorée au fil des années.

Toute ma carrière, j’ai travaillé au sein de communautés reculées, loin des grandes villes, et j’ai constaté l’ampleur du potentiel des jeunes des régions rurales, et à quel point ce potentiel est ignoré. Pendant mes 35 ans dans le secteur automobile, j’ai dirigé trois concessionnaires Ford et travaillé avec beaucoup de jeunes qui avaient une éthique de travail, du caractère et du cran, mais qui n’avaient pas accès aux mêmes possibilités que les jeunes des grandes villes. Je suis convaincu que le leadership peut venir de quiconque. C’est important qu’on donne la chance aux jeunes de régions rurales, comme celles du Manitoba, de montrer de quoi ils et elles sont capables.

Quand vous offrez votre soutien à un·e jeune de région rurale, vous n’aidez pas seulement cette personne : vous renforcez tout le tissu social de la région. Soutenir un·e boursier·ère, c’est investir dans une personne qui non seulement a du potentiel, mais qui va aussi aider les autres à son tour plus tard. C’est cet effet de ricochet qui m’anime.

Katie Yu, Boursière Loran 2024

« Quand vous offrez votre soutien à un·e jeune de région rurale, vous n’aidez pas seulement cette personne : vous renforcez tout le tissu social de la région. Soutenir un·e boursier·ère, c’est investir dans une personne qui non seulement a du potentiel, mais qui va aussi aider les autres à son tour plus tard. C’est cet effet de ricochet qui m’anime. »

Lorsque vous avez mis en relation Loran et Polar Bears International, maintenant employeur partenaire des stages d’été Loran, comment saviez-vous que ce lien allait prendre?

J’ai mis Loran en relation avec PBI parce que la synergie entre leurs deux missions me semblait naturelle et puissante. Les deux organisations sont très engagées dans le développement de futur·e·s leaders disposant des bons outils pour faire face aux défis mondiaux complexes. En tant qu’organisation de conservation fondée sur la science, PBI est toujours à la recherche de cerveaux brillants, passionnés et innovants pour faire avancer la recherche, la communication ainsi que ses efforts en matière de politiques. 

Les Boursier·ère·s Loran font preuve de leadership, d’esprit critique et d’engagement à venir en aide; c’est exactement le genre de personnes qui peut faire progresser cette cause et qui bénéficierait d’une expérience concrète dans ce domaine crucial. Voilà pourquoi il m’a semblé évident que les Boursier·ère·s Loran devraient effectuer leurs stages d’été chez PBI. Cette expérience leur permet d’acquérir des perspectives uniques et de grossir le bassin de futur·e·s leaders engagé·e·s dans la gouvernance environnementale.

Ces deux dernières années, PBI a accueilli plusieurs boursier·ère·s dans le cadre des stages d’été Loran, dont Kai Chow (2022) qui a donné un aperçu de sa journée de travail sur les médias sociaux. Même si chaque Boursier·ère Loran a des compétences et des passions qui lui sont propres, avez-vous remarqué des points communs chez ces jeunes?

Les Boursier·ère·s Loran qui ont fait leur stage chez PBI ont les qualités fondamentales encouragées par Loran : la curiosité intellectuelle, le sens de l’initiative et un profond engagement à changer les choses. Les boursier·ère·s ont notamment aidé les scientifiques à analyser des données sur l’écologie des ours polaires et sur la conservation de l’Arctique, aidé à élaborer du matériel pédagogique et contribué à créer des programmes pédagogiques et des initiatives de défense des intérêts. Ce qui impressionne toujours, c’est leur capacité à très vite comprendre des notions scientifiques complexes, leur approche proactive de la résolution de problème et leur aisance à collaborer efficacement au sein d’une équipe. Ces jeunes apportent une perspective nouvelle, une grande énergie et une passion sincère pour les enjeux environnementaux.

Dans quelle mesure trouvez-vous que le programme d’enrichissement du leadership soutient les jeunes engagé·e·s dans leur communauté et intéressé·e·s par la justice climatique et la durabilité?

Loran contribue au développement de leaders qui ont une conscience écologique grâce à son approche holistique du développement du leadership, qui met l’accent sur l’esprit critique, l’empathie et une vision à long terme. En donnant la part belle au caractère, Loran veille à choisir des boursier·ère·s qui font preuve d’éthique, de résilience et d’une volonté sincère de venir en aide. Le programme encourage activement l’empathie et la capacité à collaborer. Les boursier·ère·s apprennent à écouter les autres, à comprendre des points de vue divergents et à trouver un terrain d’entente. Ces compétences sont essentielles dans les conversations sur le climat, car elles aident à rassembler et favorisent le dialogue constructif plutôt que la confrontation. Nous avons besoin de personnes qui voient au-delà des frontières des pays, qui comprennent l’interconnexion des défis mondiaux et qui contribuent à la coopération internationale.

En soutenant les boursier·ère·s dans l’étude de différentes disciplines et en les encourageant à acquérir diverses expériences, Loran contribue à développer des leaders qui sauront faire le lien entre l’action climatique et un éventail de secteurs comme l’économie, la politique publique, l’ingénierie, la santé et bien d’autres, car faire face aux changements climatiques demande un effort soutenu et la capacité de s’adapter aux défis changeants. Ces qualités sont essentielles pour traverser les tensions actuelles liées aux politiques et aux discours publics sur le climat et tendre vers un progrès plus efficace, équitable et soutenu par davantage de monde pour nous mener vers un avenir durable.

« Le programme encourage activement l’empathie et la capacité à collaborer. Les boursier·ère·s apprennent à écouter les autres, à comprendre des points de vue divergents et à trouver un terrain d’entente. Ces compétences sont essentielles dans les conversations sur le climat, car elles aident à rassembler et favorisent le dialogue constructif plutôt que la confrontation. »

Kai Chow (’22) pendant son été dans le secteur sans but lucratif avec PBI

Pour moi, les Boursier·ère·s Loran catalysent les changements positifs, contribuent à quelque chose qui les dépasse et mettent leurs compétences au service du bien commun. Je souhaite aux Boursier·ère·s Loran de devenir des personnes résilientes, éthiques et très compétentes, engagées dans la résolution des défis les plus complexes pour nos communautés, notre pays et le monde.

Pourquoi continuez-vous à soutenir Loran de différentes manières?

Les boursier·ère·s, en plus d’être des personnes intelligentes, ont un cœur en or et veulent faire changer les choses. C’est incroyablement gratifiant de les voir grandir, surmonter des obstacles et s’investir dans différents domaines, des sciences climatiques et de la politique publique aux soins de santé et à l’entrepreneuriat. Le réseau Loran est aussi une grande source d’inspiration : c’est une communauté dynamique de personnes passionnées qui se soutiennent mutuellement et travaillent en permanence à apporter des changements positifs. C’est un privilège de pouvoir aider à constituer cette cohorte de futur·e·s leaders pour le Canada.

La générosité de John appuie le travail de la fondation. Découvrez comment vous pouvez contribuer à la mission de Loran en tant que donateur·trice.

En février 2025, 90 étudiant·e·s des quatre coins du Canada se sont réuni·e·s à Toronto pour la fin de semaine des sélections nationales de Loran, dans l’espoir de devenir Boursier·ère·s Loran 2025. Parmi ces 90 finalistes, dont chacun·e s’était distingué·e parmi plus de 6 000 candidat·e·s par leur grande force de caractère, leur profond engagement à venir en aide et leur potentiel de leadership exceptionnel, 36 ont été retenu·e·s.

Elektra Dakogiannis y était, aidant les finalistes à se rendre d’une entrevue à l’autre, les encourageant dans les moments de stress et leur donnant des conseils que seule une ancienne peut donner durant ce rigoureux processus. Elektra a elle-même suivi ce processus en 2018 avant d’être sélectionnée comme Boursière Loran de la Fondation Polar. Ce retour aux sélections nationales en tant que bénévole est un des nombreux moyens de redonner à une communauté qui l’a soutenue pendant ses études de premier cycle et qui continuera à le faire toute sa vie, et lui permet de préserver ce lien. 

« Ce fut une expérience formidable et inspirante de voir ces jeunes; je me suis sentie vraiment motivée à m’impliquer davantage dans ma communauté. J’ai aussi adoré rencontrer d’ancien·ne·s boursier·ère·s et des boursier·ère·s en cours d’études. Tout le monde avait de précieux conseils et des expériences à partager », déclare Elektra. 

Durant quatre ans, les Boursier·ère·s Loran ont droit à un programme d’enrichissement du leadership exhaustif, à diverses occasions d’apprentissage expérientiel au Canada et à l’étranger, à de l’aide financière pour leurs études de premier cycle et à un réseau de pairs et de mentor·e·s animé·e·s par des valeurs comme il n’en existe nulle part ailleurs au pays. 

Devenir Boursier·ère Loran ouvre la voie de la découverte de soi, de l’inspiration, des défis et de la transformation; c’est un tremplin pour les étudiant·e·s exceptionnel·le·s comme Elektra, une occasion de libérer leur potentiel et de leur donner les moyens d’apporter des changements positifs dans leur communauté. Mais rien de cela ne serait possible sans le soutien de donateur·trice·s comme la Fondation Polar

En tête de ses objectifs philanthropiques, la Fondation Polar a pour mandat de promouvoir l’éducation et le mentorat et d’aider à former la prochaine génération de leaders canadien·ne·s. À ce titre, elle soutient Loran depuis près de dix ans. En plus de prendre en charge des boursier·ère·s et d’organiser des événements Loran, Paul Sabourin, président et directeur du placement de Polar est intervieweur bénévole depuis près de dix ans. M. Sabourin a également partagé ses propres leçons de leadership avec les boursier·ère·s à plusieurs reprises, en tant que conférencier invité. 

« Nous savons que les événements mondiaux actuels exigent un Canada plus fort, aujourd’hui plus que jamais. Il ne faut pas sous-estimer l’impact à long terme d’investir dans des bourses d’études qui mettent l’accent sur les idéaux de Loran – l’empathie, la pensée critique et le leadership – et encouragent certains de nos meilleurs et plus brillants éléments à redonner au Canada », déclare M. Sabourin. 

C’est précisément ce sentiment qui a touché Elektra, alors au secondaire dans l’Est de Toronto, lorsqu’un·e leader de sa communauté l’a encouragée à présenter sa candidature pour la Bourse Loran. 

« Ce qui m’a d’abord attirée vers la Bourse Loran, c’est qu’elle ne donne pas uniquement la priorité aux notes, elle est fondée sur le mérite. Pour moi, il est très important d’aider les étudiant·e·s canadien·ne·s à faire des études supérieures, mais il faut aussi prêter attention au leadership et au développement du caractère des jeunes dans notre société. »

Elektra a étudié au baccalauréat de physique à l’Université de la Colombie-Britannique. Mais sa quatrième année d’études de premier cycle a été interrompue par un diagnostic de tumeur au cerveau. 

« Sans le soutien de Polar et de Loran, j’aurais sans doute dû abandonner mes études et je n’aurais peut-être même pas obtenu mon diplôme », affirme-t-elle. 

La période de rétablissement a été longue et Elektra affirme que cette expérience la touche encore aujourd’hui, autant en raison de toutes les séquelles qui suivent un traumatisme, mais aussi de conséquences positives. 

« L’importance qu’accorde Loran à l’éducation m’a poussée à continuer. En outre, on nous apprend à transformer nos points faibles en points forts, et je commence lentement à puiser dans cette expérience pour militer non seulement en faveur d’une meilleure intégrité des soins médicaux, mais aussi pour l’accès aux ressources diagnostiques dans les communautés défavorisées. »

Depuis, Elektra a obtenu une maîtrise en physique de l’Université de Toronto et est actuellement doctorante à l’Université Johannes Gutenberg de Mayence, en Allemagne. En repensant à son parcours, elle affirme qu’il a été tout à fait transformateur.

« Au secondaire, on pense que les leaders sont les personnes les plus bruyantes et les plus éloquentes. Loran met en valeur diverses formes de leadership, toutes aussi valables les unes que les autres, ce qui m’a permis de l’aborder d’une manière qui incarne mes propres qualités. Cette acceptation m’a également aidée à améliorer mon entregent et à comprendre que beaucoup de solutions commencent au niveau communautaire. J’y ai aussi trouvé un environnement très accueillant qui m’a vraiment poussée à devenir une meilleure personne. »

En savoir plus sur la façon dont les donateur·trice·s de Loran font changer les choses.

À l’heure de la rentrée partout au pays, les universités souhaitent la plus cordiale bienvenue à la nouvelle cohorte des boursier·ère·s Loran. Découvrez ci-dessous quelques-uns des messages qu’elles ont publiés pour accueillir le tout dernier groupe de boursier·ère·s.

Ray Cantwell (1998), un ancien Boursier Loran, a rencontré Yim Viriya en 2007 alors qu’il travaillait comme conseiller technique pour la Bourse du Samaritain Canada. À l’époque, Viriya travaillait sur le programme d’eau de Hagar International au cœur du Cambodge. Il a remarqué une tendance : la santé des gens déclinait graduellement après avoir quitté le refuge pour réintégrer la communauté. Il a découvert que le manque d’accès à l’eau potable était à l’origine de maladies débilitantes et pouvait entraîner la mort. Viriya dirigeait un programme de Hagar International visant à promouvoir les filtres à eau, le lavage des mains ainsi que la construction de latrines. En 2010, le programme est devenu un organisme indépendant appelé Clear Cambodia, où Ray et Viriya ont joué un rôle central. Depuis, l’organisme a distribué plus de 360 000 filtres au sable dans tout le pays, améliorant la vie de plus d’un million de Cambodgien·ne·s. 

Grâce à l’engagement de Ray, Clear Cambodia a bénéficié dès le début des contributions des Boursier·ère·s Loran. En effet, depuis 2012, cinq boursier·ère·s y ont effectué leur stage d’été dans un organisme à but non lucratif, la dernière étant Ellen Brisley (2023), qui a terminé son stage plus tôt cette année. « J’ai beaucoup appris en concevant une expérience par moi-même et en participant à sa mise en œuvre. J’ai la chance d’avoir une équipe formidable. »

Les stages d’été constituent un aspect passionnant et transformateur du programme Loran. Chaque été, les Boursier·ère·s Loran apprennent auprès de leaders dans les secteurs de la politique publique, des entreprises et à but non lucratif au Canada et dans le monde, ce qui leur permet d’acquérir une bonne compréhension des parcours postuniversitaires et les prépare à apporter des changements concrets en tant que leaders animés par des valeurs. En travaillant avec des organismes communautaires à but non lucratif comme Clear Cambodia, les boursier·ère·s ont l’occasion d’allier leur passion à un objectif et d’avoir une incidence positive sur les communautés mal servies.
Nous avons rencontré Ray et Marin MacLeod (2009), qui a effectué un stage à Clear Cambodia en 2012, pour discuter des liens intergénérationnels entre Loran et Clear Cambodia, des précieuses leçons tirées du travail communautaire dans un nouveau contexte culturel et de la façon dont l’expérience pratique acquise par les Boursier·ère·s Loran à l’étranger peut être réinvestie dans les communautés du Canada.


Loran : Pourquoi est-il important que les jeunes s’engagent dans le travail communautaire à un moment aussi critique de leur parcours personnel et universitaire?

Ray : Le travail communautaire permet d’intégrer la pratique à la théorie, plus efficacement que les études de cas ou les vidéos dans un cadre universitaire. Ellen s’intéressait déjà à l’eau et au travail humanitaire, mais je pense que les relations qu’elle a établies ont été particulièrement stimulantes pour elle. J’ai remarqué que de nombreuses personnes qui s’engagent dans le travail communautaire y trouvent un sentiment d’appartenance qui les incite à revenir. C’est tellement gratifiant de savoir que l’on aide des gens.

Marin : Les communautés locales sont passées maîtres pour repérer les défis qui se présentent à elles et trouver des solutions pertinentes. En travaillant avec ces communautés, les leaders de demain apprennent à collaborer, à cocréer et à acquérir l’humilité nécessaire pour contribuer efficacement au travail d’équipe et aux projets, tout en avançant dans leurs parcours personnel et professionnel.

Loran : Alors que le programme Loran met l’accent sur l’importance pour les boursier·ère·s de réinvestir leurs talents au Canada, comment les stages à l’étranger peuvent-ils contribuer au développement d’un bon leadership?

Marin : Dans un monde de plus en plus connecté et aux nombreuses possibilités et menaces, il est plus important que jamais pour les leaders canadien·ne·s d’agir sur le plan international, à la lumière des principes de caractère et d’engagement de Loran. Nous avons besoin de leaders chevronné·e·s : des personnes qui ont vécu, travaillé et acquis leurs compétences en leadership dans divers secteurs et régions. Les boursier·ère·s se distinguent au fil des occasions variées d’apprentissage du leadership que Loran leur offre et qui accélèrent l’acquisition des compétences.

Ray : Je dis souvent que partir à la découverte d’une nouvelle culture ou d’un nouveau contexte géographique, c’est comme jouer à un jeu de cartes : les règles du jeu changent, mais personne ne vous dit quelles règles ont changé. Vous devez simplement vous lancer et apprendre au fur et à mesure que vous avancez. Vous devez faire preuve de flexibilité et de volonté pour vous adapter professionnellement, vous développer personnellement et apprécier la valeur de la communauté locale. Si vous arrivez en pensant que vous avez toutes les réponses et que vous n’avez pas besoin d’apprendre, vous ne vivrez pas une expérience enrichissante. Si vous vous lancez avec souplesse et volonté, vous constaterez peut-être que vous apprenez et grandissez davantage que les personnes à qui vous tentez de venir en aide. J’ai remarqué que l’expérience d’un nouveau contexte culturel peut changer la perspective des Boursier·ère·s Loran. À leur retour au Canada, les boursier·ère·s avec qui j’ai travaillé ont souvent des compétences plus vastes, ainsi qu’une motivation renouvelée qu’ils et elles appliquent dans leur engagement et leur leadership au Canada. Ce type d’apprentissage par l’expérience constitue une part importante du programme d’enrichissement du leadership de Loran.

Loran : Ayant vu plusieurs générations de boursier·ère·s travailler avec Clear Cambodia, comment pensez-vous que les organismes qui font un travail important dans leurs communautés bénéficient de l’embauche de Boursier·ère·s Loran?

Ray : Clear Cambodia est un organisme géré localement. L’embauche de Boursier·ère·s Loran lui permet de bénéficier d’un apport d’énergie, de connaissances et de contributions extérieures dans son contexte particulier. Clear Cambodia cherchait à faire progresser la conception d’un prototype de filtre au sable qui pourrait être distribué à une famille à la fois avec un budget réduit. Ellen possède une vaste expérience et dispose d’un réseau d’universitaires, comme moi, qui pourraient offrir des idées nouvelles et de l’aide. L’équipe de Clear Cambodia a eu l’occasion non seulement de présenter son excellent travail technique à une personne curieuse et ouverte d’esprit, mais aussi de recevoir des suggestions réfléchies sur la manière dont ses systèmes peuvent être améliorés. D’un point de vue pratique, ce stage d’été a permis à Ellen et à l’équipe de Clear Cambodia de travailler ensemble pour accomplir quelque chose que ni l’une ni l’autre n’aurait pu faire seule.

Loran : Marin, comment le fait de travailler avec Clear Cambodia a-t-il impacté votre parcours personnel ou professionnel ?

Marin : Travailler avec Clear Cambodia a ouvert la voie à ma carrière et reste l’une des expériences personnelles et professionnelles les plus importantes de ma vie. Ma passion pour la santé publique, en particulier pour les déterminants sociaux, s’est renforcée pendant mon séjour au Cambodge. J’y ai également rencontré Viriya et Ray, deux des mentor·e·s qui ont eu le plus d’influence sur mon parcours. Viriya dirigeait l’ONG nationale avec cœur et encourageait la collaboration et l’innovation afin que les communautés soient au centre du travail de Clear.

Ray a été mon mentor à partir de 2012 et a supervisé mon stage d’été en développement communautaire. Il a ensuite cosupervisé mon mémoire de spécialisation de premier cycle, « Issues in access to safe drinking water and basic hygiene for persons with physical disabilities in rural Cambodia » (enjeux d’accès à l’eau potable et à l’hygiène de base pour les personnes avec un handicap physique dans le Cambodge rural), que nous avons publié dans le Journal of Water and Health. Après mon stage d’été en développement communautaire chez Clear Cambodia, Ray et moi avons travaillé ensemble sur divers projets pendant cinq ans et nous sommes toujours en contact!

Mes séjours au Cambodge entre 2012 et 2014 et le travail que j’y ai accompli m’ont inspirée de poursuivre à la maîtrise en santé publique à l’Université de Toronto en 2015. Depuis l’obtention de mon diplôme, je travaille dans le domaine du développement international. Je dirige aujourd’hui Reach Alliance, un consortium rassemblant des universités internationales pour aider à former les leaders dont nous avons besoin et résoudre les enjeux locaux urgents dans les régions mal servies pour des raisons administratives, sociales ou géographiques. Les objectifs de développement durable des Nations Unies inspirent et éclairent le travail de Reach. Je réfléchis régulièrement au temps passé à collaborer avec les communautés rurales du Cambodge. L’apprentissage auprès de Viriya et Ray a profondément façonné ma vie personnelle, académique et professionnelle, et je suis éternellement reconnaissante à Loran de m’avoir donné cette occasion transformatrice.

Loran : Comment la poursuite d’un stage à l’étranger peut-elle influencer le point de vue d’un·e boursier·ère à son retour au Canada?

Ray : Quand j’étais boursier en cours d’études, j’ai rencontré un vieil homme alors que je fabriquais des filtres au biosable. Il m’a dit combien il était heureux d’avoir un filtre à eau dans sa maison; il s’émerveillait du fait d’avoir accès à de l’eau potable. J’avais déjà étudié l’assainissement de l’eau, mais je repense souvent à cet homme qui croyait que ce que j’avais toujours tenu pour acquis ne serait jamais réalisable de son vivant. Il peut être bénéfique pour les boursier·ère·s de vivre de telles expériences transformatrices suffisamment tôt dans leur parcours professionnel, car elles font prendre conscience de la diversité des expériences vécues par les gens dans le monde.

Aujourd’hui, je donne un cours sur l’assainissement de l’eau, l’hygiène et la santé mondiale à l’Université de Toronto. J’ai invité Ellen à venir parler de son stage d’été à Clear Cambodia afin que mes étudiant·e·s puissent voir une application concrète des concepts qu’ils et elles ont appris. Cette initiative a permis à Ellen de définir son travail, de le présenter à des universitaires et d’engager le dialogue. Il y a tant d’occasions de faire profiter les universités et les organisations canadiennes de l’expérience des Boursier·ère·s Loran.

Loran : En tant qu’ancien boursier, bénévole et donateur, qu’est-ce qui vous incite à continuer à investir dans votre communauté Loran?

Ray : Cette communauté m’a beaucoup apporté, aussi bien pendant mes études que par après. Aujourd’hui, en tant qu’évaluateur, j’ai beaucoup d’enthousiasme à lire les candidatures et à découvrir les projets de la dernière génération. C’est tout simplement inspirant. Lorsqu’Ellen m’a contacté, je me suis engagé à être là pour elle tout au long de son stage. J’ai pu lui donner de nombreux conseils logistiques et culturels. Au cours de son stage, nous avons discuté de sujets tels que l’importance de fixer des objectifs réalisables mais ambitieux, d’établir un budget et de gérer les parties prenantes. Je trouve gratifiant de voir et de soutenir la transformation des boursier·ère·s en cours d’études.

Marin : En tant que donatrice et présidente actuelle du conseil des ancien·ne·s Boursier·ère·s Loran, il m’est très important d’investir dans la communauté Loran. Chaque stage d’été a représenté une occasion d’apprentissage unique et importante, et je continue d’apprendre auprès de la communauté Loran qui compte des ami·e·s et mentor·e·s de longue date. Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de caractère, d’engagement et de leadership pour faire face aux enjeux mondiaux urgents en matière de climat, de santé publique et d’économie. La communauté Loran m’inspire à continuer de contribuer à soutenir sa croissance et son impact sur le monde, de quelque manière que ce soit.


Vous voulez en savoir plus sur les stages d’été des Boursier·ère·s Loran? Regardez notre story à la une sur Instagram pour découvrir la vie de nos boursier·ère·s au Canada et à l’étranger. Pour en savoir plus sur le programme Loran, cliquez ici. Si vous souhaitez employer un·e Boursier·ère Loran au cours d’un prochain été, cliquez ici pour en savoir plus.